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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 07:28

Accidents domestiques.

 

Bonjour.

 

31-02/12 mort subite du nourrisson.

 

Mort subite du nourrisson : rappel de La Croix

 

 

Et la presse a souvent raison, pour ne pas dire toujours puisqu’il est dit que nous vivons des temps où les médias font la loi. Or il est des sujets pour lesquels aucun guichet n’existe, sauf ceux du désespoir qui, comme chacun sait (ou saura) ouvre sur les abîmes humains. C’est le cas, dans le champ de la santé publique, de la mort subite du nourrisson, dossier pour lequel le quotidien La Croix exerce fort judicieusement aujourd’hui ce qu’elle estime être son « droit de suite ».

 Le texte ouvre la page 7 de la livraison de ce lundi 9 juillet. Il est signé de Marine Lamoureux. Que nous rappelle-t-elle ? Tout d’abord qu’en mars 2011 l’Institut national de veille sanitaire (InVS) faisait grand bruit en lançant en publiant une étude aux conclusions ne laissant guère place aux nuances. Les auteurs (Bloch J., Denis P., Jezewski-Serra D.) s’appuyaient sur des données recueillies dans dix-sept départements de 2007 à 2009. Ils constataient qu’« un nombre important de décès pourraient être évités chaque année si les nourrissons étaient couchés dans un environnement adapté ». Un constat établi près de quinze ans après les premières campagnes de prévention, campagnes qui avaient fait chuter le taux de ces morts évitables de 72 % entre 1992 et 1997.

Dénombrant entre 240 et 250 morts subites du nourrisson (MSN) par an en France ces mêmes auteurs estimaient « urgent de renouveler les campagnes en faveur d’un couchage sécurisé des enfants ». La Croix nous apprend que plus d’un an plus tard, certains médecins s’agacent du manque d’engagement sur cette question. « Les pouvoirs publics n’ont pas bougé depuis », regrette le Dr Élisabeth Briand-Huchet, responsable du centre de référence des MSN à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine).

De fait, l’Inpes ( Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) confirme qu’aucune campagne consacrée à ce thème n’a été récemment lancée ; seuls des conseils sont diffusés via la brochure sur les accidents domestiques et sur Internet. Insuffisant, estime la pédiatre. Dans son étude, l’InVS avait ainsi souligné la forte proportion, parmi les décès, de bébés couchés sur le ventre ou sur un support mou (couverture, oreillers, couette, etc.). En outre, une étude américaine parue en mai dans l’ American Journal of Public Health vient de confirmer le danger qu’il y a à dormir dans le même lit que son nourrisson, une pratique également dénoncée en France.

Toujours selon La Croix Élisabeth Briand-Huchet critique, enfin, certains objets à la mode, comme le tour de lit ou le « cocoonababy » 1, un matelas qui s’inspire des cocons utilisés en néonatalogie pour le confort des prématurés. « Il s’agit d’un gadget vendu à grand renfort de marketing qui n’apporte rien aux bébés nés à terme et peut être potentiellement dangereux , alerte-t-elle. J’y vois un intérêt pour des prématurés qui sont surveillés 24 heures sur 24 à l’hôpital, autant je le déconseille à la maison : il s’agit d’un support trop moelleux avec un risque d’étouffement. » Elle précise toutefois n’avoir eu connaissance d’aucun décès directement imputable au cocon.

Pédiatre à l’hôpital Saint-Joseph de Marseille, Jean-Michel Bartoli nuance ce jugement. « Aucune étude scientifique n’a démontré le danger des cocons » souligne-t-il. Lui voit plutôt les avantages de l’objet « contre les reflux, pour libérer la motricité et éviter la tête plate » et ajoute : « Un cocon est recommandé entre 0 et 3 mois, un âge auquel il est impossible pour un bébé de se retourner », donc de s’étouffer.

Le Dr Brigitte Chabrol, la présidente de la Société française de pédiatrie, estime surtout que le cocon n’a pas d’intérêt particulier pour les enfants nés à terme et regrette que l’on pousse les parents à la consommation. Il suffit de s’en tenir aux recommandations en vigueur : coucher le bébé dans son propre lit, sur le dos et à plat, sans couette ni oreiller, mais une gigoteuse. Des recommandations à diffuser encore et encore, selon ce médecin. Elle aussi réclame de nouvelles campagnes, tout en regrettant que les séjours en maternité soient de plus en plus courts, « ce qui ne permet pas toujours de bien relayer l’information auprès des mères ».

Le « doit de suite » ? Le « suivi du dossier » ? Désormais il s’impose, et ce grâce à La Croix : quelles suites donnera (ou ne donnera pas) à cette question Marisol Touraine, ministre de la Santé ?

 

1 Nous ne donnerons bien évidemment ici aucun lien. Il suffit de jeter un œil sur la Toile avec ce mot-clef pour avoir une idée du marché et de la concurrence qu’il génère. Pour de plus amples informations on pourra fort utilement se reporter au site de l’ Association Nationale Naître et Vivre, reconnue d’utilité publique

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